70 universitaires dénoncent les compressions au Bureau de la traduction
Dans une lettre ouverte, 70 universitaires canadiens demandent au gouvernement fédéral de revenir sur sa décision d’abolir le quart des effectifs du Bureau de la traduction au cours des cinq prochaines années. Le groupe de professeurs en linguistique, en traduction et en études françaises, estime que la suppression de 339 postes par attrition naturelle nuira aux droits des francophones d’avoir accès à l’information. Le travail des traducteurs est essentiel pour protéger la langue française et Le regroupement est d’avis que le Bureau de la traduction doit, plus que jamais, demeurer un chef de file mondialement reconnu. À l’heure où nos voisins du Sud menacent notre souveraineté, veut-on vraiment perdre cette expertise au risque de porter atteinte à l'identité même du Canada? Poser la question, c’est y répondre. Les signataires de la lettre déplorent, par ailleurs, que le gouvernement tienne compte La lettre ouverte est appuyée par des professeurs de plusieurs institutions au pays, dont l’Université d’Ottawa, l’Université de Montréal, l’Université McGill, l’Université de Moncton et l’Université de Saint-Boniface. Le vice-président de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) pour le groupe qui représente les traducteurs, les interprètes et les terminologues, Antoine Hersberger, affirme que les employés du Bureau de la traduction ressentent déjà les effets de ces compressions. Lorsque des traducteurs d’expérience ne sont pas remplacés, L’ACEP ne veut plus que les services linguistiques soient considérés comme Le syndicat souhaite que la responsabilité du Bureau de la traduction soit transférée au ministre de la Culture et de l’Identité canadienne, pour que le gouvernement L’avenir du Bureau de la traduction et le financer adéquatement, c'est vraiment pour ne pas mettre en danger la capacité du gouvernement à respecter ses obligations prévues dans la Loi sur les langues officielles et pour protéger la langue française. L’ACEP demande aux partis politiques fédéraux de se prononcer sur l’avenir du Bureau de la traduction. Il s’agit, selon le syndicat, d’un débat qui dépasse des questions de traduction : constitue une richesse sur le plan culturel, mais aussi économique, juridique, scientifique
, indiquent les universitaires dans leur lettre d’opinion.des avancées technologiques pour justifier ces compressions
.Même si elle est très utile, l’intelligence artificielle — qui s’appuie généralement sur des données anglophones — peut reproduire des stéréotypes [...] proposer des textes français teintés d’anglais et afficher un rendement moindre dans les domaines spécialisés, d’où la nécessité d’une révision humaine approfondie pour répondre aux normes de qualité auxquelles les francophones sont en droit de s’attendre
, arguent-ils.Des effets qui se font déjà sentir
la charge de travail augmente, la qualité diminue parfois, parce qu’on nous demande de faire l’impossible avec très peu de ressources et des échéances de plus en plus courtes
, a dit M. Hersberger en entrevue à Radio-Canada.une simple marchandise
. démontre un engagement réel envers la défense du français
.il touche à l’identité même du Canada
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